Sécuriser son patrimoine en s’appuyant sur les SCPI de rendement

Alors que l’économie mondiale a dû mettre un genou à terre à cause de la pandémie de COVID 19, il est intéressant de se pencher sur l’opportunité d’investir en SCPI de rendement pour diversifier et protéger son patrimoine.

Un mécanisme parfaitement adapté à l’environnement actuel

Une SCPI de rendement, pour Société Civile de Placement Immobilier, est un support d’investissement portant sur l’achat et la gestion d’un parc immobilier locatif à destination des professionnels. Dans les faits, investir en SCPI permet d’apporter une part immobilière à votre patrimoine

  • sans contrainte de gestion, tout étant géré par des structures agréées par l’Autorité des Marchés Financiers qui gouvernent la stratégie d’investissement, entretiennent le parc immobilier ou encore assurent le versement des loyers
  • en mutualisant les risques : le défaut de paiement, menace principale de tout investisseur dans l’immobilier, est réparti entre les nombreux locataires des biens gérés par la SCPI
  • en conservant une grande flexibilité : vous détenez des parts de SCPI. Ainsi, à la différence de l’immobilier classique, vous pouvez vendre seulement une “pièce” de votre bien, ou en acheter une de plus très facilement

Cette diversification est encore plus accentuée par le fait que certains véhicules d’investissement, à l’image de la SCPI Corum XL, sont eux-mêmes répartis sur différents secteurs (bureaux, commerces, hôtels, autres activités) situés dans plusieurs villes de pays européens (dont certains hors zone euro). Cette diffusion permet de gommer l’impact d’un ralentissement économique localisé ou touchant un secteur économique particulier.

Un impact modéré sur la rentabilité des SCPI en 2020

Les SCPI sont décorrélées des marchés financiers et servent historiquement de valeur refuge. Elles doivent s’inscrire dans une stratégie à long terme et ne connaissent pas de variation rapide au niveau de leur valorisation. Les loyers sont en outre définis par des baux longs. Seul un défaut de paiement collectif peut mettre à mal la rentabilité des SCPI.

Cependant, des études ont été menées sur trois SCPI de renom et ont toutes concluent que la très grande majorité des entreprises locataires des bâtiments (entre 73 et 83%) ne présentaient qu’un risque faible de défaut de paiement des loyers.

Pour aller plus loin, Corum a indiqué qu’en cas de non-paiement des loyers par 30% des locataires pendant 4 mois, scénario catastrophe, le rendement moyen ne serait impacté que de deux points. L’impact réel est à ce jour très éloigné de ces prévisions, de l’ordre de 0.25%, et de nombreux accords ont été passés depuis le début du mois d’avril et ne concernent que 6% des loyers, alors même que l’économie redémarre.

L’impact pour l’année 2020 sera donc a priori modéré.

Deux ans pour mesurer l’impact à long terme

Les deux années à venir seront capitales. D’une part, certains secteurs d’activité risquent de souffrir sur une période assez longue et peuvent impacter certaines SCPI trop concentrées sur des commerces ou des établissements liés à la restauration par exemple. En outre, de nombreuses entreprises ont pu constater, par la force des choses, certains bénéfices au télétravail, avec pour conséquence éventuelle une baisse de la demande de locaux professionnels.

Mais, d’autre part, un ralentissement du marché immobilier serait générateur d’opportunités d’achat pour les sociétés de gestion qui misent quoi qu’il en soit sur le futur.

Les SCPI devraient donc conserver leur statut d’investissement à risque faible pour de nombreuses années.

 

Par Polymeta News Finance